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Les auteurs

Le TétrasLire emmène chaque mois ses abonnés à la rencontre d’un grand auteur de la littérature. À travers une œuvre ou un extrait de roman, c’est un univers, un style, une époque qui se dévoilent.  Voici quelques auteurs présentés dans nos pages.

 

Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930)

Portrait_of_Arthur_Conan_Doyle

Sir Arthur Conan Doyle est un écrivain britannique. Né à Édimbourg en Écosse en 1859, il est devenu célèbre grâce à son héros de roman policier bien connu, Sherlock Holmes.

Après avoir fait des études de médecine, il s’installe mais son cabinet compte peu de patients, et il se met à écrire pour passer le temps. Rapidement, l’écriture devient une passion et il commence à publier des nouvelles puis de véritables romans mettant en scène les enquêtes de Sherlock Holmes. Ces romans policiers rencontrent un véritable succès. Aussi, quand Conan Doyle décide de faire mourir
Sherlock Holmes, il est obligé de le « ressusciter » tant les lecteurs réclament de nouvelles aventures.

Ce succès a contribué à faire oublier les autres œuvres de l’auteur, en particulier un très grand nombre de courts récits, que Conan Doyle a intitulés « contes » et regroupés en recueils. Les Contes de pirates regroupent trois aventures de Sharkey.

Découvrez Le gouverneur de Saint-Kitts dans le TétrasLire n°1, À l’abordage.

Découvrez Le Diadème de béryls dans le TétrasLire n°19, Soupçon.


Alexandre Dumas (1802-1870)

Un auteur infatigable

Alexandre Dumas est né en 1802 et mort en 1870. Après avoir commencé par écrire des pièces de théâtre, il trouve le succès en publiant les romans historiques qui ont fait sa gloire : Les Trois Mousquetaires, Vingt Ans après, Le Comte de Monte-Cristo, etc. Depuis sa première pièce en 1824 jusqu’à sa mort, il ne lâche pas sa plume. Avec l’aide de ses collaborateurs, qui lui proposent une première version des récits, il produit un nombre impressionnant de livres. Il signe ainsi plus de 150 ouvrages et crée en tout plus de 37 000 personnages !
Mais Alexandre Dumas se consacre aussi à ses passions. C’est un grand gourmand (ce qui lui vaut sa silhouette d’ogre joyeux, ventru et joufflu), à qui on doit un Grand Dictionnaire de cuisine et qui ne perd jamais une occasion de s’attabler avec ses amis.

Une imagination sans limite

Mais avant tout, c’est un conteur malicieux, qui sait se mettre à la portée des enfants. Il rassemble de nombreux contes pour enfants dans divers recueils, Le Père Gigogne, L’Homme aux contes et Contes pour les grands et les petits enfants. Ces contes pleins de fantaisie sont souvent inspirés du folklore d’Europe.
Admiré par ses contemporains, il finit pourtant ruiné et malade, mais entouré de l’affection
de son fils.

Découvrez L’histoire d’un Casse-Noisette dans le TétrasLire n°3, Contes de Noël.

Découvrez Les Trois Mousquetaires dans le TétrasLire n°13, Mousquetaires.

Jules Verne (1828-1905)

Jules Verne
Jules Verne Oscar Wilde

Pour pouvoir travailler avec son père, Jules Verne commence des études de droit à Paris, où il rencontre Alexandre Dumas, le fils du grand écrivain. Son nouvel ami lui présente des directeurs de théâtre et des éditeurs. Jules Verne peut ainsi faire jouer ses premières pièces de théâtre et publier en 1851 ses deux premières nouvelles.

Il décide alors d’abandonner ses études de droit et de tenter sa chance dans le monde des Lettres. Après une longue période durant laquelle il écrit beaucoup mais gagne mal sa vie, Jules Verne fait une rencontre décisive. En 1861, il est présenté à l’éditeur Pierre-Jules Hetzel. Jules Verne lui propose Cinq Semaines en ballon, roman tiré de la nouvelle que tu vas lire. Le roman connaît un succès international. C’est le début d’une longue série de Voyages extraordinaires que l’écrivain publie chez Hetzel pendant plus de quarante ans.
Grâce au succès de ses romans, Jules Verne peut enfin se consacrer entièrement à l’écriture, acheter une maison confortable à Amiens et s’offrir un bateau, à bord duquel il commence une série de voyages qui nourrissent son inspiration.

Il fait aussi partie de nombreuses sociétés savantes, où il rencontre des géographes, des scientifiques, des écrivains.
En 1886, son neveu, qui est fou, tire sur lui. L’écrivain est blessé à la jambe et devient boiteux. Il doit renoncer à ses voyages. Après sa mort, son fils Michel fait publier ses manuscrits inachevés.

Découvrez la nouvelle Un drame dans les airs, dans le TétrasLire n°4, Décollage immédiat !

Alphonse Daudet (1840-1897)

Félix_Nadar_1820-1910_portraits_Jules_Verne

Des débuts difficiles

Originaire de Nîmes, Alphonse Daudet commence ses études à Lyon, mais doit se mettre à travailler très jeune pour échapper à la pauvreté. Il passe quelques années difficiles comme surveillant dans un collège. Grâce à son frère Ernest, qui est journaliste à Paris, il rencontre des écrivains et des hommes politiques célèbres et se lance dans la littérature.
Il commence sa carrière en écrivant des vers qui connaissent assez peu de succès, mais quand le duc de Morny le prend comme secrétaire, il gagne enfin sa vie convenablement. Sa santé très fragile réclame soleil et chaleur, qu’il trouve au cours de ses voyages en Algérie et en Provence, où il renoue avec son pays natal.

Le succès d’un remarquable conteur

C’est là qu’il se lie d’amitié avec Frédéric Mistral, grand défenseur de la langue d’oc et de la culture provençale, qui l’accueille au sein de son mouvement, le Félibrige. Daudet écrits ses premières œuvres provençales qui assurent sa renommée.
Mais Daudet est aussi un Parisien et passe finalement assez peu de temps en Provence. Durant ces courts séjours, il s’imprègne de la chaleur et de la simplicité des hommes du Midi, mais découvre aussi leur rudesse et ne perd jamais une occasion de moquer leurs défauts. C’est ainsi que naît le personnage de Tartarin de Tarascon : drôle, spontané, mais aussi vantard et parfois ridicule.

Découvrez une des Lettres de mon moulin dans le TétrasLire n°5, Étoiles.

Oscar Wilde (1854-1900) 

Oscar Wilde, 1882. LEHTIKUVA / EVERETT COLLECTION / Jerry Tavin

Un dandy incompris
Oscar Wilde est un dandy : il aime se faire remarquer par son élégance et ses extravagances. Grâce au succès de ses premiers poèmes, pièces de théâtre et romans, il gagne des fortunes qu’il dépense sans compter. Il mène une vie de plaisirs qui scandalise la bonne société londonienne.
Accusé par un lord d’entraîner son fils dans une vie dissolue, Oscar Wilde est condamné à deux ans de prison.
À sa libération, on lui interdit de revoir ses enfants et il s’exile en France, où il compte de nombreux amis.
Il meurt à Paris, ruiné, peu après s’être converti au catholicisme.
De la beauté avant toute chose
Toutes les œuvres d’Oscar Wilde décrivent la beauté comme la qualité la plus importante au monde. Mais il ne s’agit pas simplement de la beauté extérieure, qui peut cacher la laideur des sentiments et finit par se flétrir. Oscar Wilde cherche surtout la vraie beauté, celle de l’âme. C’est une qualité exigeante, pour laquelle il faut parfois souffrir ou abandonner des richesses, mais qui permet d’atteindre le bonheur.

Découvrez deux contes d’Oscar Wilde, Le Géant égoïste et Le Prince Heureux, dans le TétrasLire n°7, Géant.

 

Horacio Quiroga (1878-1937)

Horacio_Quiroga_1897

Une vie sous le signe de l’écriture
Horacio Quiroga est né à Salto, à la frontière entre l’Uruguay et l’Argentine, à la fin du XIXe siècle. En 1900, alors qu’il n’a que 22 ans, il décide de partir à Paris, puis revient s’installer à Buenos Aires, en Argentine. Il commence là sa carrière d’écrivain, avec des contes et nouvelles décrivant la beauté et la sauvagerie de la vie sud-américaine. Rapidement, il connaît un immense succès et les traductions de ses œuvres en français et en anglais le font connaître en Europe et aux États-Unis.
La fascination de la forêt vierge
Peu de temps après, Horacio Quiroga quitte Buenos Aires et part dans la forêt vierge des Misiones, une région très sauvage à la frontière entre l’Argentine et le Paraguay. Il y reste plus de 10 ans. Toute sa vie, il garde un souvenir fasciné de la jungle tropicale, où la nature est à la fois très belle et très dangereuse, et où l’homme doit trouver sa place avec intelligence et humilité. Dans les récits de Quiroga, l’homme trouve sa place s’il sait prendre soin des animaux sauvages, il peut alors les apprivoiser et gagner leur amitié.

Découvrez trois Contes de la Forêt Vierge dans le TétrasLire n°8, Histoires naturelles.

Maurice Leblanc (1864-1941)

Maurice-leblanc

Une idée de génie
Après avoir commencé à écrire sans rencontrer le succès, Maurice Leblanc se tourne vers le journalisme qui lui permettait de mieux gagner sa vie. C’est ainsi qu’il rencontre Pierre Lafitte, le directeur du journal Je sais tout, très lu au début du XXe siècle. En 1905, Leblanc écrit pour ce journal une nouvelle policière, L’Arrestation d’Arsène Lupin. C’est la première apparition du célèbre voleur, qui enthousiasme aussitôt les lecteurs. Maurice Leblanc est le premier étonné du succès d’Arsène Lupin. Il lui invente d’autres aventures et se retrouve rapidement entraîné malgré lui dans une série de romans et de nouvelles qui occupera 40 ans de sa vie.

Un personnage aux multiples facettes
Maurice Leblanc a créé un personnage qui lui ressemble. Le jeune Maurice Leblanc est un rebelle, il décrit dans les premiers épisodes un héros mince, sportif, séducteur, qui vole pour punir les riches, pour venger une veuve, pour partager son butin avec un plus pauvre. Au fil des années, comme son auteur, Arsène Lupin s’assagit progressivement, troquant finalement son rôle de cambrioleur pour celui d’enquêteur et de justicier. Gêné par le succès de son personnage, Maurice Leblanc a essayé plusieurs fois de le tuer ou de le faire disparaître, mais les réclamations des lecteurs et le besoin d’argent ont sauvé Arsène à chaque fois !

Découvrez une nouvelle extraite des Huit Coups de l’horloge dans le TétrasLire n°9, Indices.

Rudyard Kipling (1865-1936)

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L’Inde, terre natale et patrie du cœur
Rudyard Kipling est né à Bombay, en Inde, où il grandit jusqu’à ses six ans. Envoyé en Angleterre pour sa scolarité, il y passe loin de ses parents onze années tristes et sans soleil, avant de revenir vers la lumière indienne. À 17 ans, il commence une carrière de journaliste à Lahore où travaille son père. Ses articles, ses poèmes, ses premières nouvelles décrivent l’Inde et ses habitants, qui resteront une source d’inspiration jusqu’à sa mort, même quand il sera revenu en Angleterre.
Le maître de la littérature anglaise
En 1889, Rudyard Kipling, qui s’est fait connaître par ses premières nouvelles, pense sérieusement à faire une carrière littéraire. Il décide de rentrer en Angleterre après un long voyage de six mois à travers l’Asie et l’Amérique. À Londres, il écrit ses premiers romans et rencontre sa femme. Le jeune couple s’installe quelques années en Amérique, avant de revenir en Angleterre. Avec la naissance de ses enfants (deux filles et un fils), il plonge dans les contes pour enfants, écrivant Le Livre de la jungle et sa suite, puis les Histoires comme ça et poursuivant avec des récits sur l’adolescence comme Capitaines courageux et Kim. En 1907, Kipling reçoit le prix Nobel de littérature : il est le premier Anglais et le plus jeune auteur récompensé par ce prix international.

Découvrez l’histoire de Toomai des éléphants dans le TétrasLire n°10, Jungle.

 Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895)

Théodore Hersart de La Villemarqué naît en 1815 à Quimperlé en Bretagne. Il y meurt à 80 ans, en 1895. C’est un écrivain et linguiste : il consacre une grande partie de sa vie et de son travail à l’étude de la langue bretonne et des traditions celtiques.

Fasciné par les légendes du cycle de la Table Ronde, il participe en 1838 à un voyage au Pays de Galles, en Angleterre, pour comparer les versions galloises (anglaises) et armoricaines (bretonnes) de ces textes. Il en tire un livre : Les Romans de la Table-ronde et les Contes des anciens Bretons, où il réunit plusieurs légendes autour du roi Arthur et de l’enchanteur Merlin, donnant à la fin de chaque légende des explications sur les détails de l’histoire.

Son but est de faire revivre la tradition des bardes, qui racontaient et chantaient les histoires de chevaliers et de belles dames dans les châteaux et les manoirs au cours des banquets de fête ou des longues veillées d’hiver au coin du feu. Il est d’ailleurs nommé Barz Nizon, c’est-à-dire « le Barde de Nizon » (du nom du village où se trouve le manoir de ses parents).

Découvrez la légende d’Yvain ou la Dame de la fontaine dans le TétrasLire n°2, Brocéliande.

 Alexandre Afanassiev (1826-1871)

Une passion pour le folklore

Après des études d’histoire, Alexandre Afanassiev commence par s’intéresser aux histoires de sorciers et de sorcières de l’ancienne Russie. Il réfléchit alors à un premier recueil de contes merveilleux tiré de ses recherches. En fouillant dans les archives qu’on lui donne à trier, il élargit son projet de départ et rassemble près de 600 contes qu’il décide de classer en trois grandes catégories : les contes d’animaux, les contes merveilleux et les contes réalistes.

Il prépare aussi spécialement pour les enfants un recueil moins gros, dont la troisième partie est réservée aux contes facétieux (drôles). Peu après, épuisé par ses recherches et la tuberculose, il meurt à 45 ans, sans pouvoir profiter de l’immense succès de son recueil.

Faire découvrir l’âme russe 

Afanassiev n’a pas lui-même écrit ou inventé de conte, mais il a permis de faire connaître dans toute l’Europe les contes populaires russes. Avant lui, ces histoires n’étaient connues que des paysans russes,  qui se les transmettaient au coin du feu, de génération en génération. Après lui, les aventures du prince Yvan, d’Hélène ou de Vassilissa-la-très-belle, de la sorcière Baba Yaga sont racontées à tous les enfants du monde.

Découvrez L’Oiselle de feu et le loup gris dans le TétrasLire n°6, Tout feu tout flamme.

 Selma Lagerlöf (1858-1940)

Une histoire suédoise

Selma Lagerlöf est née en Suède, dans le domaine familial de Mårbacka, au cœur la province du Värmland. Elle y grandit très heureuse au milieu de ses frères et sœurs, jusqu’à ce qu’elle quitte la maison à 23 ans pour devenir institutrice. Elle commence aussi à écrire des poèmes et des romans. La Légende de Gösta Berling, un roman publié en 1891, lui apporte le succès et elle obtient une bourse royale pour soutenir son travail d’écrivain. Profondément attachée à sa terre de Suède, elle en décrit les beautés dans ses œuvres. L’argent que lui rapportent ses premiers livres lui permet heureusement de racheter sa chère maison de Mårbacka, que ses parents avaient vendue. C’est là qu’elle vit et travaille jusqu’à la fin de sa vie, ne quittant le domaine que pour voyager.

Enseigner et transmettre

Selma Lagerlöf a commencé sa carrière comme institutrice. Douée pour enseigner, elle aime transmettre ses connaissances et cherche avant tout à intéresser ses élèves. Pour cela, son talent de conteuse lui est d’une grande utilité. Avec beaucoup de fantaisie, elle invente des histoires pour faire comprendre ou retenir une leçon. Quand elle écrit, Selma Lagerlöf se rappelle les livres qu’elle a lu enfant, les histoires que lui racontait son père, les auteurs qui l’ont marquée, les paysages qu’elle a aimés, les traditions qu’elle veut voir perdurer. Elle écrit pour transmettre ce patrimoine à ses lecteurs. 

Comblée d’honneurs

En 1909, Selma Lagerlöf est la première femme et le premier écrivain suédois à recevoir le prestigieux prix Nobel de littérature. Cinq ans plus tard, en 1914, elle est la première femme à entrer à l’Académie de Suède.

Découvrez un extrait du Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, dans le TétrasLire n°11, Kilomètres.

 Hans Christian Andersen (1805-1875)

Du vilain petit canard…

Hans Christian Andersen passe une enfance heureuse mais très pauvre à Odense, dans le Sud du Danemark. Élève fantaisiste, passionné de théâtre dès sa plus tendre enfance, il compose très tôt de petites pièces et des poèmes qui ne rencontrent aucun succès. Mais sa personnalité étonnante lui permet de trouver des protecteurs qui l’aident à publier ses premiers récits de voyages, qui le font connaître. Il tire de ses souvenirs d’enfant, de ses observations et de ses voyages l’inspiration pour ses récits, qui prennent bientôt la forme de contes. Le mélange de détails réalistes et d’éléments féériques est à l’époque très nouveau et Andersen est jugé trop excentrique. On ne reconnaît pas encore son talent.

… au conte de fée ! 

Ce sont les Anglais qui les premiers célèbrent Andersen comme un conteur exceptionnel. Petit à petit, la gloire internationale de l’écrivain revient au Danemark, où il est enfin honoré. Dès lors, Andersen cesse ses voyages, reste chez lui et écrit sans relâche, plus de 150 contes. Il contribue à créer un genre littéraire nouveau, qu’il refuse de  destiner uniquement aux enfants. On a souvent dit que Le Vilain Petit Canard est le symbole du parcours d’Andersen,  devenu à force de persévérance un cygne éclatant. Son œuvre est désormais connue dans le monde entier et traduite en plus de 100 langues.

La voix et les ciseaux

Quand il racontait une histoire à des enfants, Andersen prenait souvent une feuille et une paire de ciseaux. Tandis qu’il parlait, il pliait, découpait, entremêlant les motifs, créant une dentelle délicate peuplée de châteaux, de cygnes, de fées et de lutins malicieux. Comme si sa voix guidait ses ciseaux, dans un même élan créatif.

Découvrez le conte de La Reine des neiges, dans le TétrasLire n°14, Neige.

 Nathaniel Hawthorne (1804-1864)

L’obsession du passé

Nathaniel perd son père très jeune, puis reste presque un an alité après une blessure à la jambe. Cette enfance très solitaire fait de lui un jeune homme timide, ayant peu d’amis, n’aimant rien mieux que de vivre près de sa mère dans le cocon familial. Très sensible aux récits du passé et aux contes qui ont marqués son enfance, il commence à écrire lui-mêmes des contes tirés des légendes de son pays natal. Mais ses premiers recueils rencontrent peu de succès. Certains écrits sont même refusés par les éditeurs et Nathaniel préfère les brûler. 

Les contes, une passion d’enfance

Longtemps, les écrits et articles de Nathaniel ne lui permettent pas de vivre. Marié, bientôt père de deux enfants, Una et Julian, auxquels s’ajoutera plus tard la petite Rose, Nathaniel travaille dans les douanes quand il trouve enfin le succès en 1850, en écrivant son grand roman, La Lettre écarlate, qui le rend célèbre. Salué désormais comme un grand romancier, il ne délaisse pas l’écriture des contes qui lui plaisent depuis l’enfance, parce que ce sont des histoires à raconter à haute voix. En 1852, il se lance dans l’écriture des contes du Bois Touffu, qui paraîtront sous le titre de Livre des merveilles.

Une dédicace flatteuse

Nathaniel Hawthorne est considéré comme un des grands écrivains américains du XIXe siècle. Hermanne Melville, l’auteur de Moby Dick, lui dédicace son livre en 1851, « en gage de mon admiration pour son génie ».

Découvrez Le Toucher d’or, un mythe tiré du Livre des merveilles, dans le TétrasLire
n°15, Or.

 George Sand (1804-1876)

« Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d’agir est le premier des biens. » (lettre de George Sand à sa mère, 31 mai 1831)

Une éducation originale

George Sand, de son vrai nom Aurore Dupin, perd son père à l’âge de 4 ans. Sa mère et sa grand-mère se dispute alors son éducation. La petite Aurore finit par vivre avec sa grand-mère dans le domaine de Nohant. Elle y est instruite par Jean-François Deschartres, qui avait aussi été le précepteur de son père. Deschartres donne à Aurore une solide instruction en histoire, en mathématique, en botanique. Il l’habille en garçon pour l’emmener courir les bois et chasser sur les terres de Nohant. Après deux ans de scolarité au couvent des Augustines, Aurore revient à Nohant et profite jusqu’à la mort de sa grand-mère d’une très grande liberté qui guidera ses choix d’adulte. 

Une femme libre et passionnée

Aurore a 17 ans. Elle se marie l’année suivante avec le baron Dudevant, mais le couple ne reste uni que quelques années, pendant lesquelles deux enfants naissent, Maurice et Solange. Rapidement, George Sand demande à vivre seule à Paris, où elle fréquente des écrivains et des artistes. Elle fait de son domaine de Nohant un rendez-vous pour ses amis intimes. Elle vit plusieurs histoires d’amour passionnées : le journaliste Jules Sandeau, l’écrivain Alfred de Musset, le compositeur Frédéric Chopin, le graveur Alexandre Manceau… Sa liberté d’esprit, son combat pour l’éducation des filles, sa vie amoureuse tapageuse font scandale, mais elle reste un auteur admiré et ses écrits connaissent un succès immense.

Malgré de fréquentes disputes avec ses enfants, elle meurt apaisée et entourée de son fils, de sa fille et de ses deux petites-filles Aurore et Gabrielle dans son domaine de Nohant en 1876.

Un nom d’homme ?

Pour signer ses premiers romans, la jeune Aurore Dudevant s’inspire du nom de Jules Sandeau, avec qui elle vit alors. Elle choisit un prénom d’homme qui lui semble mieux correspondre à son caractère et à sa façon de vivre.

Découvrez des morceaux choisis du Château de Pictordu, tiré des Contes d’une grand-mère, dans le TétrasLire n°16, Pinceau.

 Léon Tolstoï (1828-1910)

« Ce n’est pas l’homme qui regarde à ses pieds qui découvrira la vérité, mais celui qui suit sa route, en prenant pour guide le soleil. » (Préface aux Contes et Fables)

Un insatisfait à la recherche de la perfection 

Léon Tolstoï appartient à une noble famille russe. Il naît en 1828 dans le domaine familial de Iasnaïa Poliana, au sud de Moscou. Après ses études, il revient à la propriété et tente d’améliorer la vie des paysans qui y vivent, sans y parvenir. Dès cette époque, il cherche à donner un sens à sa vie et pense le trouver en s’engageant dans l’armée. Le succès de ses premiers écrits lui permet d’abandonner son poste d’officier et de se consacrer à la littérature. Le roman Guerre et Paix lui assure une gloire internationale, mais ce pavé de 1600 pages lui a demandé presque 10 ans de travail acharné ! Écrivain infatigable, il produit aussi bien de grands romans que de petits textes philosophiques, avant de se dégoûter de la littérature au soir de sa vie. Souhaitant vivre une vie de pauvreté selon l’exemple du Christ, il part sur les routes le jour de ses 80 ans et meurt de maladie quelques jours plus tard, dans une petite gare de campagne.

Tolstoï philosophe et pédagogue

En 1861, le servage est aboli par le tsar et Tolstoï qui rentre d’un long voyage en Europe trouve son domaine sens dessus dessous. Il décide d’œuvrer pour l’éducation des paysans et crée une école populaire à Iasnaïa Poliana. Il y teste des méthodes nouvelles d’apprentissage, laissant les enfants découvrir par eux-mêmes le plus possible de connaissances. Il estime que les enfants doivent apprendre la vérité, c’est-à-dire non pas les choses telles qu’elles sont, mais telles qu’elles devraient être.  

Découvrez quelques contes choisis dans le TétrasLire n°17, Question.

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